Accélération du changement climatique : un rapport du GIEC pour le moins peu réjouissant

Dans son 6e rapport publié en août 2021, le GIEC dresse une liste de mauvaises nouvelles concernant le changement climatique : le pire arrive et tout y passe : vagues de chaleur, raz-de-marée... Des prévisions plus que sombres.

Accélération du changement climatique : un rapport du GIEC pour le moins peu réjouissant
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Toujours de plus en plus chaud en Europe

Comme cet été ne le montre pas véritablement, l’Europe va subit des vagues de chaleur mortelles, selon le GIEC. L’Europe ne fait pas exception dans le bouleversement climatique en cours. Des impacts avérés sont désormais constatés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son dernier rapport, très alarmiste.

Dégel du pergélisol, cela fait 30 ans que l’on en parle

Cela va bien finir par arriver. Avec le dégel du pergélisol (sous-sol gelé en permanence situé dans les régions alpines, arctiques et antarctiques. Ses formations, persistance ou disparition, et son épaisseur sont très étroitement liées aux changements climatiques) la durée des saisons neigeuses devrait se raccourcir.

Des rapports qui se contredisent...

En effet, si la température des océans augmente, le gulf stream pourrait se stopper, ce qui cesserait de préserver l’Europe occidentale des températures négatives en hiver. Or le GIEC affirme désormais le contraire et fait fi de l’arrêt du Gulf Stream.

Des périodes de froid qui disparaissent vers 2100

Selon le GIEC, les températures vont continuer à augmenter dans toutes les régions européennes, à un rythme dépassant la moyenne mondiale. La fréquence et l’intensité des extrêmes chauds, y compris les vagues de chaleur marine, devraient continuer à progresser. Tandis que la fréquence des périodes de froid et des jours de gel diminuera. Ainsi le rapport indique : "Il est probable que les périodes de froid disparaissent pratiquement, vers la fin du siècle".
En Europe du Nord, une augmentation des précipitations est prévue en hiver et une diminution en été dans les régions méditerranéennes, et plus au nord. Avec donc une augmentation générale des sécheresses.

Vagues de chaleur

Le nombre de jours dans l’année où la température quotidienne maximale va dépasser 35°C, seuil critique typique pour la productivité des cultures, va augmenter d’ici à 2050. En particulier en Europe centrale et dans les régions méditerranéennes. Le stress thermique dû à la température et à l’humidité élevées, affectant la morbidité, la mortalité et la capacité de travail, devrait augmenter dans tous les scénarios d’émissions.

Hausse de 5,7 degrés d’ici 2100

Dans le scénario le plus pessimiste du GIEC, pouvant aboutir à un réchauffement planétaire de 5,7°C à horizon 2100, il est envisagé que le seuil de chaleur dangereuse (températures supérieures à 41°C) soit plus souvent dépassé dans les régions méditerranéennes. Mais également en Europe de l’Ouest comme en Europe de l’Est.

Rivières, fleuves et bords de mer deviendront des zones dangereuses

De son côté, le niveau moyen de la mer augmentera dans toutes les zones européennes jusqu’à 2100 et encore après, à un rythme proche ou supérieur à la moyenne mondiale. Outre l’érosion des côtes, le GIEC annonce également que les événements extrêmes du niveau de la mer, c’est-à-dire par exemple les raz-de-marée consécutifs à des coefficients de marée élevés conjugués à de puissants vents, deviendront plus fréquents et plus intenses, conduisant à davantage d’inondations côtières. Les précipitations extrêmes et les inondations pluviales devraient augmenter dans toutes les régions.

Hausse du niveau maximal des mers de 2.5 à 5 mètres

Toujours dans le scénario le pire, les niveaux d’eau totaux extrêmes de la mer (niveaux prenant en compte tous les facteurs possibles et atteints normalement une fois par siècle) doivent eux aussi progresser en ampleur et en fréquence. Cette augmentation grimpe jusqu’à près de 2 mètres dans les scénarios les plus pessimistes. Pour les côtes d’Europe de l’Ouest, le GIEC estime que ce niveau centennal de la mer est jusqu’alors compris entre + 2,5 m et + 5 m.

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